Le 20 janvier, le service de livraison Smood, appartenant à Migros a annoncé par voie de presse. l’ouverture d’une phase de consultation avec son personnel et de négociation d’un plan social, en vue de la possible cessation de ses activités.
Pour justifier sa décision, l’entreprise souligne que les résultats financiers de ces derniers mois sont néanmoins restés en deçà des objectifs fixés, sans perspective de retour à la profitabilité.Il relève aussi les difficultés de rentabilité dans un «marché concurrentiel particulièrement tendu et marqué
par une concentration des acteurs au niveau international». Sur ce point, le syndicat Unia abonde et dénonce des autorités qui «tolèrent depuis des années que des acteurs tels qu’Uber Eats conquièrent des parts de marché en violation flagrante de la loi et de la convention collective nationale de travail (CCNT) de l’hôtellerie et de la restauration. Le modèle d’affaire illégal d’Uber Eats, qui exploite les livreuses et livreurs en les faisant passer pour des faux indépendant-e-s, détruit progressivement le secteur».
Dans le même temps, Unia et syndicom appellent Migros à assumer pleinement sa responsabilité sociale face aux licenciements probables de 400 personnes dans toute la Suisse. Migros et Smood doivent se montrer disposés à discuter avec les syndicats d’alternatives aux licenciements. Si ceux-ci ne peuvent être évités, un plan social exemplaire doit être négocié afin d’offrir des garanties aux employé-e-s dans cette situation précaire», souligne Unia. En tant que syndicat de la branche de la distribution, syndicom prévoit d’ activer son réseau afin que les entreprises du secteur proposent des emplois aux collègues qui ne souhaitent plus travailler chez Smood. «Nous nous engageons pour que la branche de distribution reprenne les emplois perdus . Mais cela ne dédouane ni Migros ni les autorités de leurs responsabilités insiste Urs Zbinden,secrétaire central du syndicat. Les premières assemblées syndicales avec le personnel se sont tenues se tiendront dès le 20 janvier dans chaque région linguistique concernée.