Le Cri des gardes. De Koltès à l’Afrique de Denis : le chantier des corps

Cinéma • Alors que “Le Cri des gardes” s’installe dès ce soir sur les écrans des Cinémas du Grütli de Genève, parallèlement à la rétrospective Claire Denis de la Cinémathèque suisse, ce huis clos nocturne interroge la possibilité d’une reconnaissance. Face au béton et à la nuit, le choc des corps devient l’ultime rempart contre l’indifférence.

Le duel entre Horn (Matt Dillon) et Alboury (Isaach de Bankolé), une confrontation médiatisée par la grille. Copyright: Cinémathèque suisse / DR. 

Le noir est total. La moiteur, presque palpable. Dès les premiers instants du “Cri des gardes” (2026), Claire Denis nous plonge dans un espace clos à ciel ouvert. Un chantier d’Afrique de l’Ouest contemporain, enclave de béton et de ferraille cernée par une nature luxuriante et sauvage. Dans cette dérive nocturne, les fondations semblent suinter…

Pour accéder à ce contenu, vous pouvez vous abonner !
Abonnement dès 3 francs pour 1 jour ou 20 francs pour 3 mois.
Si vous avez déjà un abonnement qui inclut l'accès en ligne, merci de vous connecter !