La Bonté horrible de la mauvaise conscience
La chronique de Quentin Mouron • Les bourgeois savent qu’on ne devient pas pauvre en raison de l’exploitation capitaliste, mais que l’on devient pauvre à la faveur d’un vice, d’une faute, d’une fêlure.

Quand un pauvre leur demande de l’argent, les bourgeois s’offrent généreusement de lui acheter un sandwich (et ils s’empressent de le raconter sur les réseaux sociaux, tant cette action leur semble rare et belle). Mais il arrive que le pauvre se récrie. Le salaud. Il ne veut pas de sandwich ! Il n’a pas faim ! Il...