D’abord, une formule de Maurice Blanchot : « enfermer le dehors ». Le dehors, ce qui nous est extérieur, l’ennemi, l’adversaire – l’Autre. L’enfermer, c’est-à-dire lui concéder un espace soumis à certaines règles, fortement hiérarchisé. Or, cette formule a ses limites. On a souvent comparé Gaza à une « prison à ciel ouvert », notamment après le blocus imposé en 2008…
Gaza n’est plus une prison, c’est un camp
La chronique de Quentin Mouron • Or, cet espace mouvant délimité par une ligne mouvante, ce n’est pas celui de la prison, régie par des règles fixes et par des rituels précis. C’est bien celui du camp.