Le Conseil national a finalement rejoint le Conseil des Etats en juin 2026 pour acter cette primauté.
Face à cette attaque, l’Union syndicale suisse (USS) a annoncé qu’elle lancera un référendum avec l’appui de la gauche.
«Avec cette décision, les travailleuses et travailleurs touchant de bas salaires de l’hôtellerie-restauration et du nettoyage verront leur revenu diminuer. La mesure affectera également les employé-e-s des salons de coiffure, de la location de services, des boulangeries, des boucheries et d’autres branches à bas revenus», relève l’USS.
Cette attaque de la droite bourgeoise invalide les décisions prises dans les urnes à Genève et à Neuchâtel, ou dans des villes comme Zurich et Winterthour.
Pour l’USS, cette décision bat en brèche le fédéralisme. «La politique sociale et les salaires minimums destinés à combattre les rémunérations de misère relèvent de la compétence des cantons et des communes. Ce sont eux qui assument les coûts de l’aide sociale. Or à l’avenir, ils ne seront plus autorisés à adopter des mesures efficaces pour prévenir le phénomène des travailleurs et travailleuses pauvres. Autrement dit : Berne dicte, les cantons passent à la caisse», explique la faîtière.