La Bonté horrible de la mauvaise conscience

La chronique de Quentin Mouron • Les bourgeois savent qu’on ne devient pas pauvre en raison de l’exploitation capitaliste, mais que l’on devient pauvre à la faveur d’un vice, d’une faute, d’une fêlure.

Zola et le corps de classe

Chronique • Le mérite de Zola ne se limite pas à établir un lien indiscutable entre la bourgeoisie capitaliste et le crime organisé, au point que l’un et l’autre semblent se confondre. L’auteur de Germinal est aussi celui qui, parmi les premiers, a articulé explicitement la question du corps et celle de la lutte des classes

Les grands sportifs contre les travailleurs

Chronique • Les sportifs d’élite, pour autant qu’ils pratiquent un sport rentable, sont des millionnaires populaires. On juge que leur fortune est méritée. On déplore parfois qu’ils soient un peu bruyants. On déplore parfois qu’ils soient un peu idiots. Mais, globalement, on s’accorde à penser qu’ils font des millionnaires sympathiques, des millionnaires rassurants, des millionnaires honorables.

Sous le soleil des salauds

Chronique • Cet oubli de la liberté - et des responsabilités qui lui incombent- se fait, curieusement, toujours dans le sens de l’intérêt du capital. Tout ce qui freine, retarde, diffère l’accumulation du capital est présenté par le capitaliste comme une nécessité d’airain.

La Haine du travail

Chronique • La victoire du capital a toujours comme corolaire la défaite des travailleurs. Cette défaite, c’est aussi celle de la conception idéaliste du travail, qui a cru qu’il suffisait de nommer le travail de manière avantageuse pour que la situation des travailleurs devienne elle aussi avantageuse.

Céline, ou la grande peur des petits-bourgeois

Chronique • Si Céline a été le chroniqueur inlassable des grandes convulsions de l’histoire, des soubresauts de fer et de feu, il a aussi été l’écrivain génial du délire paranoïaque, de la méfiance érigée en système, de la résignation et du consentement comme doctrine morale.

Eloge d’un productivisme luxueux

Chronique • C’est un euphémisme de dire que le productivisme n’a pas bonne presse. Et pourtant, force est de constater que les concepts concurrents ne soulèvent pas davantage les foules.